Parcours et projet de recherche

 

 

Retour sur mon parcours

 

Passionné par l’Afrique subsaharienne et la Chine populaire dès les premières années de Licence, mon projet de recherche, lors de l’entretien d’admission à l’Institut français de géopolitique pour le Master Recherche, porte naturellement sur les relations entre ces deux « objets » géographiques, économiques et géopolitiques. Quelques mois après le début de cette première année de Master, le troisième Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) de 2006 provoque une retentissante médiatisation au « Nord », en France notamment. Ces impacts médiatique et bientôt scientifique confirment de facto mon projet de recherche qui porte sur les impacts géopolitiques, économiques, démographiques et sociaux de la « percée » chinoise en Afrique de l’Ouest francophone. Le premier terrain se révèle être Dakar et le Sénégal, où Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont joué le jeu des « deux Chine » (Taipeh et Pékin), et où des centaines de ressortissants chinois sont alors en train de constituer le plus important Chinamarket régional.

 

Recherches menées dans le cadre du Master recherche à l’IFG

Après Dakar (2006-2007), Bamako et Nouakchott (2007-2008) sont les deux autres terrains d’étude et de recherche choisis pour évaluer et analyser les enjeux géopolitiques de la Chine en Afrique de l’Ouest. Avec le recul afférent, ces trois terrains et les deux mémoires inhérents constituent d’excellentes bases analytiques pour évoquer ce changement de paradigme induit par « l’arrivée » de ce bailleur réémergent du « Sud » en Afrique. Il ne s’agit évidemment pas, à proprement parler, d’une arrivée, mais davantage d’un retour, après un repli endogène chinois entre les années 1970 et 1990 (Aurégan, 2016 – Géoéconomie). Ces recherches portent ainsi sur un large spectre, du commerçant chinois installé dans son comptoir dakarois ou bamakois aux relations diplomatiques de haut niveau entre les parties prenantes. Elles portent à l’avenant sur l’aide au développement, sur la reconfiguration des enjeux induits, sur l’historicité de cette relation globale sino-africaine et spécifique sino-sénégalaise, sino-malienne ou sino-mauritanienne ; sur les conflits et rivalités d’intérêts créés par ces présences multiscalaires chinoises ; sur les secteurs d’investissement et de coopération ; etc.

Les connaissances accumulées via la pratique de ces terrains ouest-africains vont permettre d’identifier le prochain territoire analysé, cette fois dans le cadre de la thèse de doctorat également préparée à l’IFG, non financée et sous la co-direction d’Alain Gascon et d’Alphonse Yapi-Diahou : la Côte d’Ivoire.

 

Recherches menées dans le cadre du Doctorat à l’IFG

Formant une synthèse enrichie des précédents terrains, la Côte d’Ivoire accueille effectivement des communautés économiques chinoises aux activités diversifiées – ces migrants-investisseurs –, des investissements conséquents et une aide multisectorielle et substantielle – que Pékin ne nomme pas et qui diverge de l’Aide publique au développement (APD). Globalement, cette thèse publiée aux Éditions Riveneuve aborde les multiples présences chinoises, les coopérations bilatérale et multilatérale, revient sur les enjeux économiques et géopolitiques aux échelles africaine, ouest-africaine et ivoirienne, et sur les conflits et jeux d’acteurs sino-ivoiriens. Elle appréhende ainsi les synchronies et diachronies chinoises, ivoiriennes et syncrétiques, soit sino-ivoiriennes. La dernière partie analyse les quatre temps de la relation (1983-2014) qui représentent les quatre présidents ivoiriens, Robert Gueï non inclus. Entre les discours et déplacements du personnel de l’Ambassade, des documents Wikileaks, l’instrumentalisation ivoirienne de l’aide chinoise, sa répartition inégale ou l’évolution quantitative et qualitative des échanges commerciaux, flux d’investissement et d’aide, les rapports sino-ivoiriens sont déconstruits par une démarche dialectique qui permet, finalement, d’obtenir les réponses aux questions posées dans l’introduction ou les trois premières parties.

En cela, du commerçant, situé à Adjamé (commune abidjanaise), en passant par l’Ambassade et jusqu’à l’aide publique octroyée par le gouvernement chinois, cette recherche multiscalaire et transdisciplinaire analyse les relations sino-africaines par le prisme ivoirien, seule échelle permettant de mettre en exergue la pluralité des enjeux géopolitiques chinois et des acteurs intégrés à ce phénomène global Chine-Afrique. Au sein de cet État ivoirien, en crise latente puis manifeste depuis la reconnaissance bilatérale de 1983, ces facteurs sont les productions de savoirs et les coopérations décentralisées (Think Tanks et jumelages), l’aide institutionnelle et les projets de coopération, les échanges commerciaux et les investissements, les relations, les représentations, et finalement les jeux d’acteurs et de pouvoirs d’une puissance chinoise pragmatique, forgeant son expérience africaine à travers le cas ivoirien.

Si une attention est particulièrement portée sur les conflits et rivalités, sur le rôle et les moyens de ce bailleur chinois, sur le développement, sur les politiques publiques et stratégies locales, sur la gouvernance et les défis liés à cette présence de plus en plus manifeste de cette Chine plurielle sur le territoire ivoirien, l’objectif est déjà d’analyser le plus finement possible et selon les moyens disponibles la porte d’entrée de la Chine en Côte d’Ivoire et au-delà en Afrique de l’Ouest : l’agriculture.

Par conséquent et compte tenu des relations nouées depuis 2010 avec Jean-Jacques Gabas et Vincent Ribier (CIRAD), en sus des recherches menées sur ce territoire ouest-africain, le CIRAD me propose d’intégrer l’équipe de cinq chercheurs financée par le CTA, encadrée par le CIRAD et en collaboration avec l’Agence française de développement (AFD), dont la recherche porte sur les investissements agricoles étrangers en Afrique subsaharienne. Chaque chercheur s’étant vu attribuer un terrain de recherche, ce premier doit in fine et après son terrain proprement dit, rédiger un rapport rendant compte des interventions agricoles chinoises et répondant aux termes de référence proposés par le CTA. Pour ma part, la recherche porte sur les investissements agricoles chinois en Côte d’Ivoire.

 

Recherches menées pour le CTA et le CIRAD

Cette analyse des interventions de la Chine dans le secteur agricole en Côte d’Ivoire propose ainsi un état des lieux analytique des différentes formes de présences, d’investissements et d’aides chinoises en Côte d’Ivoire. Elle porte notamment sur les conflits et les formes de rivalités pour l’accès aux ressources agricoles et à leur exploitation. Ces crises socio-économiques, politiques et pour partie environnementales sont liées aux filières café-cacao, à l’hévéa, aux ressources halieutiques et forestières. Les sociétés locales (autochtones, allogènes comme allochtone) sont également intégrées. Une base de données intégrant les investissements agricoles chinois a par ailleurs été créée.

Les principaux résultats obtenus sont essentiellement empiriques, de première main et a fortiori inédits. Aucun document, aucun article et aucune recherche universitaire ne traitent expressément de cette relation sino-ivoirienne par le prisme agricole – hormis ma thèse soutenue le 4 mars 2014 à l’université Paris 8-Institut français de géopolitique. Cette recherche exploratoire a confirmé mon intérêt et ma volonté de poursuivre mes travaux sur l’internationalisation des acteurs – économiques – chinois en Afrique, et plus encore sur les impacts engendrés in situ. Mon projet de recherche actuel s’inscrit dans cette continuité. Il est également exploratoire et mobilise deux méthodologies usitées depuis le Master Recherche, soient des recherches empiriques et conceptuelles.

 

Autres recherches et collaborations scientifiques

Sous la direction de Jean-Pierre Dozon (FMSH, EHESS et IRD), je fus coordinateur scientifique au Pôle recherche de la Fondation Maison sciences de l’homme (FMSH) entre octobre 2015 et janvier 2016. Jean-Pierre Dozon et moi-même avons lancé ce qui devrait devenir le Collège scientifique et doctoral ouest-africain (Abidjan). Souhaité par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche français (MENESR), ce collège doit réunir doctorants et chercheurs ouest-africains. Intégrant des anglophones et des francophones a minima, il doit faciliter les échanges, les relations et les recherches de cette région. Ne se limitant pas aux seules sciences sociales, il intègre un volet « professionnalisation » qui doit contribuer à en faire un pôle scientifique d’excellence (à l’image de ceux de la Banque mondiale[1]). Son siège, pressenti à Abidjan pour diverses raisons (géographique, scientifique, linguistique et relationnelle), a également contribué au projet de recherche ; d’autant plus qu’en tant que coordinateur, des contacts appuyés ont été engendrés avec de nombreux institutions, représentants et chercheurs, dont l’AFD, Campus France, l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), l’IRD, l’école d’ingénieurs (EPF) et le réseau n+i afférent, la Conférence des présidents d’université (CPU), ainsi que des organismes spécialisés sur l’Afrique (Maison de l’Afrique, le Conseil français des investisseurs en Afrique-CIAN, etc.).

Entre janvier 2016 et les premiers mois de l’année 2017, plusieurs éléments sont finalement à mettre en exergue. J’ai notamment été intégré au Programme Paris sciences lettres (PSL) « Comprendre les relations Afrique-Asie : Espace transversal de recherches et d’enseignement (CRAA-ETRE) de la Fondation France-Japon de l’EHESS, participé à des émissions de Radio France internationale (RFI), de France Culture, de Radio Méditerranée Internationale (Maroc) ou de la chaîne d’information en continu i24news. J’ai effectué une expertise pour l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et intégré, en tant que partenaire puis consultant externe, l’unique société française de conseil géopolitique (Arkaliz).

En outre, je poursuis mes collaborations – « informelles » – avec les autres membres du réseau The Chinese in Africa/Africans in China Research Network (CA/AC) géré par The Social Science Research Council (SSRC), mes enseignements dans divers établissements publics, mais également privés – qui me permettent de différencier mes pédagogies, dont des innovantes pour certaines (cours inversés, serious game). Je poursuis à l’avenant l’encadrement collectif (avec Thierry Pairault, Directeur de recherche émérite CNRS-EHESS, Jean-Jacques Gabas, MCF Sciences po, anciennement Paris Sud détaché au CIRAD et Jérémy Rubel, consultant spécialiste des relations sino-africaines) du séminaire « Présences chinoises en Afrique » à l’EHESS qui est renouvelé en 2017-2018.

Depuis janvier 2016, mes recherches, antérieures comme actuelles, ont été et vont être débattues dans 17 colloques (internationaux comme nationaux, séminaires et/ou journées d’études), dont : le 6e Congrès Asie à Paris, les XXXIIIèmes Journées ATM à Bruxelles, le colloque Périmarge à Bondy, un colloque à Casablanca (Maroc), les REAF 2016 ou le Congrès Asie à Paris.

En sus de la publication de mon ouvrage Géopolitique de la Chine en Côte d’Ivoire, j’ai également vu plusieurs de mes articles acceptés et/ou publiés (Les Cahiers d’Outre-Mer, Cahiers Agricultures, Autrepart, African Review of Geography, Géoéconomie). Soucieux de vulgariser mes travaux, je propose régulièrement des articles plus courts à Diploweb ou Asia Focus, valorise mes participations aux colloques (chapitres d’ouvrage et actes de colloques) et rédige actuellement plusieurs articles (ou ouvrages, notamment en co-direction avec Sophie Wintgens, FRS-FNRS, Cevipol ULB) qui sont tous précisés infra. Si les thématiques ou « objets » semblent parfois éloignés de mon projet de recherche, ils contribuent pourtant tous et à leur manière à développer une vue circulaire sur les investissements chinois à l’étranger et sur les impacts créés dans les régions d’accueil. Ils pourvoient ainsi à des montées en généralité considérées comme indispensables.

En définitive et dans ce cadre précis, le principal projet, à court terme, est la finalisation de la rédaction d’un ouvrage qui s’intitulera Géopolitique de la Chine en Afrique. Il se veut, toute proportion gardée, la synthèse et l’ouverture de mes travaux de cette dernière décennie.

[1] http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2013/07/29/investing-in-science-and-technology-across-west-africa

 

 

 

Projet de recherche

 

 

 

Les dynamiques agricoles chinoises en Afrique de l’Ouest

 

Cette recherche s’interroge sur le rôle, les interventions et les motivations de la Chine dans le secteur agricole en Afrique de l’Ouest. L’hypothèse de départ est que ces relations sino-africaines sont soumises aux théories de la dépendance au chemin emprunté selon laquelle le poids de pratiques passées et des représentations influe sur les modèles et usages d’aujourd’hui.

À travers des approches empiriques, multiscalaires et conceptuelles, cette recherche aborde les présences et influences croissantes d’acteurs exogènes en Afrique. Parmi eux, la Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial du continent, l’un de ses principaux bailleurs, investisseurs et prestataires de services. Analysée sur le temps long, sa présence, qui est diversifiée, doit par conséquent être appréhendée à travers la pluralité de ses acteurs. L’internationalisation de ces derniers est particulièrement observée et visible en Afrique où les anciennes puissances coloniales gardent des influences certes hétérogènes, mais néanmoins notables. En Afrique de l’Ouest, nos recherches précédentes montrent que les différentes formes de présences chinoises détériorent les termes de l’échange en créant des distorsions commerciales, engendrent – paradoxalement ? – de nouvelles extraversion et dépendance tout en ayant peu d’impacts sur les anciennes, et restent intimement liées à la maximisation des profits. Cette approche néo-mercantile est incarnée par l’État, ses entreprises à capitaux publics sous tutelles centrale et locale, ainsi que ses institutions et Policy Banks. Mais elle s’oppose de plus en plus aux stratégies commerciales des migrants-investisseurs et à celles de groupes à capitaux privés, développant des activités potentiellement divergentes et incompatibles qui ne sont, en définitive, que des stratégies personnelles comme collectives qui visent l’affirmation du pouvoir et son corollaire économique.

Afin d’analyser ces interventions agricoles chinoises en Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo et Bénin), trois modalités sont privilégiées : les investissements directs à l’étranger (IDE) sortant de Chine qui sont à la recherche de nouveaux marchés (market-seeking investment) et ressources (resource-seeking investment) ; l’aide publique chinoise qui est liée ; les IDE de ressortissants chinois qui créent in situ des entreprises de droit ivoirien, ghanéen ou togolais.

Compte tenu du poids de l’agriculture dans les économies formelles et informelles ouest-africaines, des stratégies agricoles nationales, du problématique et conflictuel accès au foncier ainsi que de la pluralité des motivations chinoises en la matière, les interventions agricoles chinoises vont nécessairement recomposer les territoires « d’accueil ». Cela sous-tend de nombreuses transformations des processus productifs, des mutations et des – nouvelles – dynamiques, qu’elles soient endogènes (africaines), exogènes (chinoises) ou mixtes (sino-africaines a minima). Ces dynamiques spatialisées seraient par ailleurs amplifiées par la présence d’infrastructures économiques et stratégiques construites et/ou financées par la Chine qui sont orientées vers l’extraction de ressources naturelles. Dans ce cadre, acteur publics – et subsidiairement privés – chinois poursuivent le consensus sur les produits de base hérité (Commodities Consensus) en profitant d’avantages structurels et en agissant comme le bras séculier de l’État en mettant en œuvre les stratégies étatiques pour développer des marchés et des lignes d’approvisionnement transcontinentales. Aux échelles locales, nationales et régionale (Afrique de l’Ouest), de – nouvelles – asymétries seraient engendrées par ces rapports et échanges, qui ne sont pas uniquement commerciaux et économiques : asymétries entre acteurs locaux et chinois, entre acteur ou groupes d’acteurs locaux, entre corporations, entre départements ou régions, entre États et au sein des organisations régionales potentiellement. La présence de la « Chine » est source de nouveaux enjeux et modes d’exercice de pouvoir qu’il convient d’analyser afin d’identifier lesdits enjeux géopolitiques. Placé au cœur de la recherche, le territoire, soit les terres agricoles, est ici vu comme une ressource stratégique qu’il convient d’acquérir ou de louer, d’où l’accaparement des terres.

D’un autre côté, les investissements et aides chinois pourraient renforcer les processus internes et régionaux amorcés, limiter l’extraversion et la dépendance, mais également ouvrir de nouvelles perspectives sociales, économiques, et donc politiques. D’une manière générale, l’accaparement de terres ouest-africaines par des acteurs chinois va-t-il favoriser l’autonomisation de territoires grâce à ces « agents du développement » asiatiques en Afrique de l’Ouest ? Engendrées par la conversion de rentes en investissements locaux, nationaux et régionaux, soit en biens publics, ces nouvelles dynamiques ne seraient plus celles de la Chine, mais d’États africains qui auraient la possibilité d’appuyer sur des leviers rompant « définitivement » avec la dépendance au chemin emprunté.

D’un point de vue méthodologique, cette recherche privilégie les méthodes qualitatives de recherche empirique à travers l’observation participante, l’analyse des « cartes mentales » et « marqueurs spatiaux », et l’analyse des discours (écrits et oraux, en amont, sur le terrain, en aval). D’autres procédés peuvent être exploités, dont les supports non oraux, ou non écrits d’ailleurs (image, photographie ou dessin). Enfin, hormis l’indispensable mobilisation de la littérature, des entretiens semi-directifs seront menés sur les terrains ivoirien, ghanéen, togolais et béninois. Cette recherche développera par ailleurs la base de données générée depuis 2014 et le stage postdoctoral au CIRAD, poursuivant ma contribution à la Land Matrix (http://landmatrix.org). Cette base servira à l’élaboration d’une cartographie dynamique, méthode de traitement et de représentation de l’information géographique s’appuyant partiellement sur les statistiques obtenues sur les terrains d’étude.

En guise de conclusion

Cette recherche tend à alimenter les réflexions intrinsèques à ce fait structurel localisé d’une économie mondialisée, soient les interventions non-occidentales et agricoles en Afrique – de l’Ouest. Incidemment ou franchement, elles contribuent à la financiarisation de l’agriculture, à l’internationalisation des ressources agricoles et partant, à la géographie politique de l’alimentation. Les quatre études de terrain peuvent pourvoir à alimenter les réflexions portant sur ces nouveaux enjeux liés aux sociétés, aux territoires et dynamiques spatiales, à la mondialisation, aux systèmes de production et d’échanges, aux risques et enjeux environnementaux. Ces comparaisons permettront notamment d’évaluer une potentielle « continuité territoriale » des interventions agricoles chinoises en Afrique de l’Ouest, ou du moins de la reproduction, à différentes échelles, par des acteurs différents et dans différents contextes, de pratiques qui, à ce stade, ne semblent pas rompre avec la dépendance au chemin emprunté, soit avec les représentations et procédés usités en Chine et par la Chine dans le passé.